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Les énergies marines renouvelables

L'Eolien Offshore est la troisième source d’énergie offshore, soit installé sur supports fixes, soit sur supports flottants.

La puissance des éoliennes en mer en service en Europe à la fin de 2018 atteint 18,5 GW pour 105 parcs répartis dans 11 pays, selon un bilan fourni par WindEurope, et représente 2 % de la consommation d’électricité. Avec 2 649 MW ont été raccordés au réseau durant l’année, soit 18 % de hausse par rapport à l’année précédente.

Le Royaume-Uni et l’Allemagne tirent cette croissance avec 85 % des nouvelles installations en 2018. Les deux pays, leaders en Europe, ont respectivement 8,2 GW et 6,4 GW d’éoliennes en service au large de leurs côtes, soit l’équivalent de près de 15 réacteurs nucléaires.

Avec 62 % des 409 éoliennes connectées en 2018, Siemens Gamesa reste le premier fournisseur de turbines en 2018 devant MHI Vestas (33 %) et GE renewable energy (5 %).

 Après deux ans de procédure de dialogue concurrentiel, le CIMER a enfin émis le 15 novembre l’appel d’offres pour un nouveau champ d’éoliennes à Dunkerque. L’Etat souhaite recueillir des offres aau prix de marché, sans subvention, pour la production d’électricité, qui se situe aujourd’hui entre 45 et 55 € le MWh. Les 5 autres parcs attribués depuis 2012 sont toujours sous le coup de recours juridiques.

Sur supports fixes, plusieurs fermes importantes de l'ordre de 600 à 800 MW ont été installées en Grande-Bretagne, Allemagne, Danemark et une à venir en France à Dunkerque (Appel d'offres en cours).

Pour le flottant,  la maturité du marché est telle qu'actuellement des fermes pilotes de 24 MW (4 de 6 MW ou 3 de 8 MW) sont prévues d'être installées en France en 2020 (4 pilotes pour 15 flotteurs : 3 de 4 et 1 de 3). Depuis juillet 2018, une ferme pilote de même puissance (5 éoliennes de 6 MW) produit au large de l'Ecosse (Pilote HYWIND développé par EQUINOR). En France par exemple, un développement commercial important de trois fermes de 250 MW environ est prévu d'être lancé fin 2019.

Sur un plan plus général, le marché s'annonce extrêmement prometteur comme on peut le voir à travers les nombreux écrits publics et privés publiés ces derniers temps.

Une étude réalisée en 2016 par l’”Office of Energy Efficiency & renewable Energy " sous la tutelle du département américain de l'Energie, intitulée "Offshore Wind Technologies Market Report" section 6, estime qu’une capacité totale de 2905 MW sera développée entre 2019 et 2025, soit en 6 ans. Le raisonnement suivant vient confirmer ces prévisions, sachant que le développement de l'éolien flottant permet :

  • Une suppression de l'empreinte des développements terrestres ; ainsi les surfaces sauvées pourraient être utilisées à d'autres fonctions, telles qu'agricoles par exemple.

  • Une efficacité énergétique accrue grâce à des vents plus constants et plus importants : puissance individuelle augmentée de 2 MW à terre à 6/15 MW en mer. A partir du pilote en mer du Nord, on a obtenu une efficacité de 65% contre 30% à terre.

  • Une suppression des nuisances visuelles et sonores sur le continent ou à proximité des côtes.

  • Une suppression des impacts sur les fonds marins créés par les supports fixes.

  • Une facilité d'installation et d'enlèvement, donc une réduction des coûts liés à ces opérations ainsi que les nuisances à l'environnement.

Par ailleurs, plusieurs industriels turbiniers, pour augmenter les puissances individuelles, vont passer en quelques années de 6 MW à 15 MW améliorant ainsi l'efficacité énergétique appelée LCOE (Levelized Cost Of Energy).

Après avoir inauguré le 16 juin 2018 l’usine d’hydroliennes de sa filiale OpenHydro de Cherbourg, Naval Group a annoncé le 26 juillet la fin de cette usine en se retirant du marché de l’énergie hydrolienne, pour se concentrer sur l’éolien flottant et l’énergie thermique des mers. Malgré des commandes fermes signées par le Canada et le Japon pour la construction d’une cinquantaine d’hydroliennes jusqu’en 2028, les débouchés de cette filière restent trop faibles pour permettre les investissements massifs nécessaires pour diminuer les coûts à l’image de ce qui se passe pour l’éolien et le solaire.

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